Le freelancing, nouvelle donne économique ?

The Gross Domestic Product

Lorsqu’on se lance dans le calcul de la santé économique d’un pays, de nombreux critères d’évaluation entrent en ligne de compte. Le Produit Intérieur Brut (PIB), le volume des exportations, le taux de chômage et bien plus encore. Parmi ces différents critères, certains ont connu d’intéressantes métamorphoses au cours des dernières décennies. Par exemple au Luxembourg, le gouvernement a modifié la balance commerciale en touchant à la TVA. Dans le cas de la population active par contre, les changements sont de nature plus spontanée.

En effet, de nos jours, la définition typique du taux de chômage a bien changé. A présent, les seuls emplois ne sont plus de la responsabilité de l’État ou des entreprises privées. Grâce au télé-travail, il est désormais possible pour chaque adulte d’être un travailleur indépendant. Un régime pas si différent de celui des officines de pharmacie ou des thérapeutes.

Ainsi, toute personne peut se rendre sur une plateforme spécialisée pour échanger ses services contre rémunération. Il peut s’agir de graphisme, de rédaction, de traduction, de programmation, d’assistanat virtuel, etc. Cette nouvelle dimension de l’emploi n’est pas sans conséquences sur l’économie. On estime que d’ici 2040, cette nouvelle tendance sera devenue la norme. Et qu’avec elle, l’économie changera en conséquence.

Alors que les sondages placent le nombre de personnes impliquées dans des activités de freelancing à 35% aujourd’hui, on s’attend à ce que ce taux monte à 50% en 2020. Et même si en termes de taxation, c’est une véritable aubaine pour l’État qui pourra désormais percevoir les revenus au niveau de chaque particulier, il se pose la question du salaire minimum. Car, le freelancing n’est pas ancré dans les modèles standard de travail. Et par conséquence, les rémunérations peuvent varier énormément entre deux travailleurs employés pour des tâches similaires. Le gouvernement devra donc mettre en place des réglementations afin de garantir le salaire minimum pour protéger la stabilité économique.